jamais pareil endroit n’avait capté mon attention auparavant
Maintenant, je suis là, planté au milieu du présent
Ma vision noyée de droite à gauche
Je sais que son image n’aura de cesse de m’habiter
Assis sur un siège
Qui a vu un nombre écoeurant
De sensations postérieures
Que chacun tente de faire siennes
Le froid agresse l’épiderme
Le vent traverse les vêtements
Comme leur intérieur
Toi devant cet automate
Avec pour réconfort
L’attente du voyage
Je discerne à présent son pouvoir sur ma suffisance
Ma maladie volontaire
Ses murs m'ont nargué
Ma liberté
Par instinct c’est à un autre que je l’aie vendue
Avant qu’elle ne m’attache
À quelque part dans une cuisine sans fenêtre
Une femme prépare quotidiennement des repas
Que je ne mange pas
L’inconnu m’affame de présences
Tout comme ces habitués du salaire
J’aurais dans ma poche les attraits d’une réussite
Et dans les chevilles le souvenir d’un sol
Sur lequel je ne me sens pas digne